ECOSEN, une aure façon de voyager...
     
26.10.2009 07:11:52
Ecosen DJaM

ECOSEN DJaM : Peux-tu te présenter ?

Khangel Ngom : Je m’appelle Khangel Ngom.

E. D. : De quel groupe fais-tu parti ? Depuis quand fais-tu parti du GIE ?

K. N. : Je fais parti du groupe Mbin Niar. J’ai rejoint le GIE NQEL JAB en 2000. Avant, je faisais des travaux saisonniers à Mbour et à Dakar (laver le linge, aide-ménagère…), comme le font les jeunes aujourd’hui.

E. D. : Peux-tu me décrire tes activités dans ton groupe ?

K. N. : Au début, j’ai acheté des arachides, des haricots, du mil et quelques fois du petit bétail pour faire du commerce. Aujourd’hui, je m’occupe d’un poulailler et je fais du petit commerce à côté.

E. D. : Quel est ton rôle au sein de ton groupe ? En quoi consiste-t-il ?

K. N. : Depuis mars 2008, je m’occupe de gérer un poulailler qui a démarré en octobre. (n.b : il y a 3 poulaillers). La gestion du poulailler est un travail bénévole.
Je suis cogérante et nous alternons avec l’autre cogérante les productions. Notre projet s’appelle « Kokoriko ». Les autres du groupe m’ont choisie car elles ont confiance en moi.
Au début, c’est le trésorier Yadwane qui s’occupait de la gestion : il nous a formées avec la cogérante de mon poulailler pour que nous puissions nous en occuper nous-mêmes.
Pour gérer le poulailler, il faut se lever la nuit, mettre les aliments, l’eau, nettoyer l’endroit, surveiller l’élevage, allumer les lampes à gaz la nuit…

Nous gérons le poulailler et la vente en collaboration avec Yadwane. L’objectif est d’être autonome quand nous maîtriserons la gestion.

E. D. : Depuis que vous avez commencé le poulailler, l’activité a-t-elle augmenté ? Avez-vous plus de volailles ?

K. N. : Depuis que nous avons commencé, l’activité a augmenté : en octobre 2008, nous avions 78 poulets et aujourd’hui, nous en avons 100.

E. D. : Comment assurez-vous la vente de votre production ?

K. N. : De temps en temps, nous les vendons au marché, d’autres fois, ce sont des gens qui viennent au village qui achètent. Nous avons actuellement eu un début de partenariat avec la mission catholique Marie Médiatrice qui nous a acheté notre dernière production.

E. D. : Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres au quotidien ?

K. N. : La vente des poulets n’est pas toujours facile car nous n’avons pas d’acheteur fixe.
Les aliments et le gaz coûtent cher. C’est pour cela que nous parlons d’énergie solaire.

E. D. : Qu’est ce que cette activité t’apporte ?

K. N. : Avant le poulailler, il y avait ECOSEN et le microcrédit pour faire du petit commerce.
Maintenant, tous les deux mois, je gagne quelque chose en plus. L’argent gagné par les poules est divisé en deux parties :
-une partie pour le compte aviculture du NQEL JAB
-une partie pour le compte personnel de la gérante : un livret pour mon compte personnel a été ouvert et je dois le gérer (achat nourritures poules,…)
En plus, maintenant, quand des voyageurs viendront, nous pourrons leur préparer des poulets de la concession.

E. D. : Quelles sont les principaux changements que tu as pu remarquer depuis la création du GIE ?

K. N. : Ca a changé : la pauvreté a diminué. Le microcrédit permet d’avoir de l’argent sans aller faire les travaux saisonniers en ville.
Pendant l’hivernage, il y a trop de maladies chez les enfants : ce que nous gagnons permet de payer des médicaments, du matériel scolaire et des habits.
Le plus difficile reste les périodes d’hivernage : nous aimerions être aidés pour les enfants.

E. D. : Que penses-tu d’ECOSEN et de son partenariat avec le GIE NQEL JAB ?

K. N. : J’en pense du bien et de la paix : j’espère que ce partenariat ira de l’avant.
J’espère que grâce à ECOSEN, on nous apportera des moyens et des connaissances pour faire diminuer la misère.

E. D. : Trouves-tu que la venue de voyageurs au village est favorable au développement du village ?
Je suis contente : la venue des voyageurs permet aux membres de se retrouver : je n’y crois même pas, c’est trop beau.
Je prie pour qu’ils viennent et repartent dans la paix.

E. D. : Que pouvez-vous souhaiter pour l’avenir de nos organisations ?

K. N. : Je demande et souhaite la santé, la paix et une longue vie, que la richesse et la chance augmentent pour nos deux organisations.

Propos Recueillis par Natacha Bordier.



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19.01.2010 10:13:54

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